Nos circuits en thailande


A la carte en thailande


Nos infos en thailande


Nos conseils en thailande





BANGKOK

Pour afficher la météo complète, cliquez sur l'image

Bangkok
Weather Widget

Chiang Mai
Weather Widget
carte en petit de la thailande
groupe enfants riant ethnie nord thailande

icone peuple

 Les peuples, tribus et ethnies de la Thailande

Le pays a une superficie d'environ 514 000 km² (à peu près aussi vaste que la France) et est classé 19e parmi les pays les plus peuplés du monde avec 66 720 153 personnes en 2011, soit une densité de 125 habitants/km²
La population urbaine représente 32% de la population, avec une forte concentration d'habitants à Bangkok, la capitale.

Environ 75 % de la population est d'ethnie thaï, 14 % sont des chinois, et 3 % sont malais, le reste étant composé de groupes minoritaires : les Môns, les Khmers et les diverses tribus des montagnes.

Parmi les quelques 38 minorités qui composent le patchwork ethnique du pays, il faut distinguer 4 groupes:

    - Les minorités installées en Thaïlande depuis très longtemps (la majorité des 38 ethnies ), souvent même avant les Thaïs (dont les principales vagues d'immigration sur le territoire qui constitue l'actuelle Thaïlande se situent entre le 11e et 13e siècle après JC).
Cham, Khamu, etc... sont aujourd'hui complètement "siaminisés" et leurs villages sont impossibles à différencier des villages thaïlandais.
Même si leurs origines les font provenir soit du Laos, soit de Birmanie, soit même de Chine, les contacts avec ces liens ancestraux ont été totalement oubliés.

   - Les Tibétos-Birmans (Lisu, Akha, Lahu) et les minorités d'origine Austro-thaie (Hmong et Yao surtout) que l'on appelle ici "tribus montagnardes".
Ce sont les plus connus !... Ils sont arrivés au 19e et 20e siècle, chassés par les combats et les troubles qu'ont vécu leurs états respectifs.

   - Les Karen Sgaw et Paw, qui vivaient depuis des siècles à l'Est de la Birmanie, sont des "tribus montagnardes" les plus anciennes en Thaïlande.
Chassés par les combats qui opposaient les Birmans et les Thaïs, les Karen commençèrent à traverser la rivière Salween au 18e siècle et se fondirent parmis les ethnies Lawa et Yuan (Thaïs du Nord) qui leur ressemblaient.

   - Les plus récemment arrivés sont les Palaung, les Kayaw et les célèbres Padong ("Femmes girafes") qui s'enfuirent de Birmanie depuis le début de la guerre (début des années 50) entre la junte militaire et les minoritaire de l'Est.
Leur arrivée massive en Thaïlande s'est faite après 1970 et continue de nos jours...


icone akkha

 Les Akkha 

Les akkha sont arrivés au XIX ème siècle.
Certains akkha ont quitté la Birmanie où ils résidaient pour venir s'installer en Thaïlande.
D'autres ont émigré du Laos et du sud de la Chine (province du Yunnan).
Au siècle dernier, les akkha se dirigèrent vers les régions de Chiang Rai et de Chiang Mai.

Ils sont environ 33 000 habitants vivant sur les montagnes ou à flanc de colline.
Leurs villages sont difficiles à atteindre.
Les akkha cultivent le riz, le maïs, le millet et divers légumes. Ils élèvent tout comme les karen, des volailles, des porcs et des buffles qui leur servent également pour leur sacrifices.
Leur plat préféré, et qui crée même souvent un évènement, est la soupe de chien...
Les akkha aiment chanter et faire la fête et d'ailleurs leurs costumes sont étonnants et sont de loin parmi les plus esthétiques des ethnies locales.
Leurs tenues vestimentaires sont basées sur le rouge et le noir.
Les femmes portent une jupe et des jambières très décorées. Sur la tête, une haute coiffe est ornée de dizaines de pièces d'argent.

Par contre leur habitat reste d'une simplicité monacale qui contraste étonnamment avec leur mode de vie festif et leurs costumes somptueux.

Les akkha sont panthéistes, c'est-à-dire qu'ils pratiquent le culte des ancêtres et en ce sens, les offrandes constituent un évènement important.

On peut voir à chaque entrée et chaque sortie des villages, des "portes pour les esprits".
Ces portes sont dressées pour bien délimiter le monde des hommes et celui des esprits.
Lorsque les akkha franchissent ces portes, ils se purifient des mauvais esprits de la jungle.

icone lahu

 Les Lahu

Les lahu sont d'origine sino-tibétaine. Ils sont environ 61 000 habitants en Thaïlande et sont installés le long de la frontière birmane, au nord de Chiang Mai et de Chiang Rai.

Pacifique par nature, fuyant les guerres et conflits en chine puis en Birmanie, ils ont trouvés refuge en Thaïlande depuis un siècle sur des terrains prêtés par le gouvernement thaïlandais.

Il y a de nombreux sous-groupes au sein de cette ethnie diversifiée comme les lahu Nyi (lahu rouges) et les lahu Na (lahu noirs).

Leurs petits villages situés à 1000 mètres d'altitude sont dispersés et à l'écart des villages thaïs.

Les lahu cultivent le riz, le maïs et en tirent une petite source de revenus.
Les lahu sont éleveurs et surtout chasseurs. Ils ont toujours l'arbalète prête à servir.
Les lahu sont animistes, c'est-à-dire qu'ils croient aux esprits tout en vénèrant leurs ancêtres.

Malgré leur isolement les lahu ont le sens de la fête et ont de nombreuses animations au Nouvel An.

icone lisu

 Les Lisu

La migration des Lisu en Birmanie, en Thaïlande et en Inde a commencé à la fin du 19e siècle et semble avoir été lié au commerce de l’opium et à la détérioration des relations avec les Chinois.
Les Lisu qui sont venus en Thaïlande sont arrivés en provenance des États Shan de Birmanie au début du 20e siècle.
On compte environ 30 000 Lisus en Thaïlande,principalement répartis dans la région de Chiang Mai, Pai et Mae Hong Son.

Le nom Lisu signifie: "la tribu qui est vivante par ses couleurs".
En fait, les Lisu sont des montagnards qui utilisent la plus grande variété de couleurs parmi toutes les tribus vivant aux confins du pays.

Les Lisu sont des gens qui aiment l’ordre et l’indépendance.

Les femmes portent des pantalons noirs jusqu’aux genoux de style chinois et des jambières rouges, bordées et brodées d’autres couleurs.
La taille est soulignée par une large ceinture noire d’environ six mètres de long, bien serrée par dessus la tunique.
Dans le dos de la ceinture est glissée une spectaculaire paire de floches faites de lanières de tissus multicolores torsadées d’environ cinquante centimètres de long et maintenues enroulées par des centaines de petits points de couleurs contrastées.
A l’extrémité de ces fins rouleaux de tissu sont fixés des petits pompons de laine, eux aussi multicolores. A l’origine, il n’y avait que vingt à trente cordons de chaque côté, mais les jeunes femmes en ont ajouté de plus en plus : actuellement on en trouve souvent cent et parfois même jusqu’à deux cent cinquante, donc cinq cents cordons pour la paire de floches.
Au Nouvel-An, les jeunes femmes se parent de nombreux bijoux en argent. Elles portent sur leurs tuniques des gilets de velours noir, couverts de boutons d’argent et fermés devant par un rang de boucles en argent rondes ou rectangulaires.

La tenue d’un homme consiste en une jaquette noire, des pantalons bleus ou verts et des jambières noires.
Au Nouvel-An, les turbans des hommes étaient traditionnellement de soie rouge, bleue, jaune et noire.
Mais ils sont devenus très rares.Un essuie éponge blanc, enroulé autour d’un morceau de carton d’une hauteur de vingt centimètres les remplace.
Les hommes portent une seule boucle d’oreille dans leur oreille gauche percée et, à chaque poignet, un simple bracelet arrondi en argent.

Les Lisu plantent généralement le riz à une altitude de 1000 mètres.
Ils essayent d’établir leurs villages en des endroits tranquilles et politiquement indépendants.
Mais en même temps, ils souhaitent demeurer près d’un village Thaï du nord où ils peuvent acheter du riz lorsque leur récolte n’est pas suffisante, près de villages Karen ou Lahu où ils peuvent se procurer de la main-d’œuvre bon marché.
De plus, ils recherchent souvent la proximité d’un autre village Lisu par besoin de sécurité et de civilité.

Chaque village Lisu doit avoir un "sanctuaire de l’esprit gardien du village" situé dans le haut du village.
Ce sanctuaire, abrité par un toit, est édifié dans un endroit clôturé au-dessus du village sous un arbre feuillu. A l’intérieur, sur une étagère, sont placés quatre petits bols à riz contenant de l’eau, un par point cardinal, plus ceux des clans représentés dans le village.

icone hmong

 Les Hmong

Les premiers Hmongs sont arrivés au Siam vers 1880 chassés du Yunnan par les Chinois.
Plus récemment, Les Hmongs de Thaïlande sont des réfugiés originaires du Laos qui, dans les années 1970, ont fui le régime communiste laotien alors soutenu par le Nord-Vietnam, qui était en guerre contre le Sud-Vietnam et les USA.

Les Hmongs étaient les alliés des Américains durant la guerre du Vietnam donc les ennemis des communistes.
Harcelés par les communistes laotiens et vietnamiens, plus de 75000 Hmongs s’enfuirent en Thaïlande entre 1975 et 1980.
Regroupés dans des camps thaïlandais, beaucoup décidèrent de s’expatrier dans différents pays dont les Etats-Unis, pour la plupart, mais aussi la France qui décida d’en fixer un certain nombre en Guyane avec l’intention d’y développer la culture du riz.

La tribu appelée "Meo" par les Thaï et par certains autres groupes, comporte deux branches principales en Thaïlande: les «Hmong Deaw» (Hmong Blancs) et les «Mong Njua» (littéralement Mong Verts, mais généralement appelés les Hmong Bleus).
Ils font partie de deux sous-groupes de Miao dont la majorité continue à vivre en Chine.
En 1983 la population totale Hmong en Thaïlande était de 58000 personnes environ, vivant dans quelques 245 villages. (Ce chiffre ne comprend pas les Hmong du Laos qui vivent dans des camps de réfugiés.)

Une petite aiguille, du fil brillant, des morceaux d’étoffes de couleurs variées et le génie d’une femme Hmong sont les ingrédients de des magnifiques travaux à l’aiguille qui permettent de confectionner les vêtements traditionnels.
Tout au long de leur longue histoire, les femmes Hmong ont consacré leur adresse artistique et leur activité au développement d’une étonnante variété de techniques à l’aiguille et au fil.
Ces broderies ornent les vêtements de chaque membre de la famille, du bébé aux grands-parents; les habits des morts en sont aussi richement pourvus, prêts à être emportés dans l’autre monde.

Les Hmong gardent une grande partie de leur richesse sous forme de bijoux en argent. Tous les hommes, femmes et enfants Hmong portent des anneaux autour du cou, au moins lors d’occasion spéciales.

Les Hmong aiment construire leurs villages en altitude, mais actuellement un grand nombre vit à des altitudes plus basses et cultive des champs de riz.
Un village typique est formé de plusieurs groupes de six à huit maisons, généralement construites autour d’une personne influente.
En général il n’y a pas de plan défini, mais il existe, par exemple, pour la construction d’un village un plan en "fer à cheval".
Chaque maison fait alors face à la pente de la colline.
Deux maisons ne peuvent être situées en ligne droite l’une par rapport à l’autre, car les esprits (bons en ce cas) entrent par une ligne droite et rien ne doit obstruer leur chemin.

Les Hmong sont animistes ou chrétiens Selon les croyances locales, les Hmong reçoivent trois âmes à la naissance : la première leur reste après la mort, la deuxième part vers le royaume de l'au-delà et la troisième est réincarnée.

icone karen

 Les Karen

II y avait approximativement 240 600 Sgaw et Pwo en Thaïlande au milieu de 1983, dont environ 20 000 étaient des Pwo.
On trouve des villages Karen depuis le nord des provinces de Chiang Rai, Chiang Mai et Mae Hong Son, tout le long de la frontière occidentale de la Thaïlande jusqu’à l’isthme de Kra, répartis dans quinze provinces.
Si l’on tirait une ligne directe de Mae Sariang Hod (province de Chiang Mai) et jusque dans la province de Lamphum, la plupart des Pwo Karen de Thaïlande se trouveraient au sud de cette ligne, incluant des petits groupes de Pwo dans les provinces de Tak et Kanchanaburi.
Dans le reste des autres régions Karen, les Sgaw sont prédominants.

Les Karen sont les plus anciens émigrés à s'être installés en Thaïlande.
Ils sont arrivés voilà 300 ans des hautes terres de Birmanie où le plus gros de la population réside encore actuellement.
C'est pourquoi l'on rencontre le plus grand nombre de villages karen le long de la frontière.
Dans ces villages, quelques habitants désirent créer un état karen et militent dans ce sens.
Cet état serait en partie en Thaïlande et en plus grosse partie sur le Myanmar. Mais du côté Myanmar la répression est impartiale et les conditions de vie de ces gens indépendantistes étaient terribles.
Réfugiés politiques en Thaïlande, les karen ont été "parqués" dans des villages étroitement surveillés par les militaires.
Leur vie est un peu meilleure mais elle n'est pas très enviable malgré tout !

Le nom "Karen" est presque devenu synonyme de "tisserand" tant leurs réalisations sur les métiers à tisser sont remarquables.
Les broderies originales et l’emploi des graines utilisées pour décorer des types d’habits incroyablement variés sont caractéristiques de ces groupes que nous décrivons sous le nom général de "Karen".

Les vêtements portés par les hommes, les femmes et les enfants sont, à la base, faits de la même manière et diffèrent uniquement par la longueur, la couleur et les éléments décoratifs.
Ils sont faits de deux bandes de tissu tissé à la main, la largeur dépendant de la taille de celui qui va les porter.
Ces bandes sont pliées en deux: le pli forme le haut, soit les épaules du vêtement. Les bandes sont ensuite assemblées; les ouvertures prévues pour la tête et les bras sont bordés de ganses de couleurs contrastées.

Les Karen tirent un grand parti des coutures et de ce fait, elles sont rarement dissimulées et font partie de la décoration.
Les Karen ne portent pas de lourds bijoux en argent comme ceux portés par certains autres groupes tribaux.
Le collier d’argent le plus typique est fait de vieilles "monnaies-balles de fusil" qui ont été utilisées par les Thaï pendant des centaines d’années. On en trouve de différentes tailles, mais celles d’un bath (l’unité de monnaie en Thaïlande) sont les plus nombreuses.
Celles de cinq bath sont placées parfois en pendentif au centre d’un collier de pièces d’un bath. Les monnaies en forme de balles de fusil sont généralement enfilées sur du fil tressé rouge.
Un autre type de collier s’appelle "grain de riz".
Les perles en argent allongées et délicatement percées, alternent avec de petites perles sphériques, portées en plusieurs rangs.

La majorité des Karen en Thaïlande, aussi bien les Sgaw que les Pwo, vivent dans des villages de montagne, bien qu’à une altitude plus basse que certains autres groupes.

Les Karen des vallées essayent d’imiter les Thaï.
Ils utilisent leurs méthodes agricoles, le modèle de leurs maisons et les hommes portent le vêtement des fermiers thaï.
La plupart des femmes, par contre, suivent leurs coutumes vestimentaires.
Le Karen reste la langue parlée et les cérémonies continuent à être observées.
Les Karen du bas-pays ont développé un dialecte quelque peu différent de celui de leurs frères des montagnes. Ils empruntent librement au vocabulaire thaï.

La plupart des Karen aujourd'hui sont bouddhistes et chrétiens, mais tous croient encore fermement aux esprits....

© 2011-2012 ElophantusVoyages LTD. Tous Droits Réservés. Écrire au webmaster  Plan du site