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carte en petit du cambodge
vue de ceremonie de ethnie jarai au cambodge

icone femme jarai

 Les peuples, tribus et ethnies du Cambodge

La population du Cambodge a été décimée par le génocide mené par le régime Khmer rouge entre 1975 et 1979.
Il aurait fait près de 1,7 million de victimes, sur une population d'alors environ 7,5 millions d'habitants.
La population est en croissance depuis et a presque doublé.

Elle est estimée aujourd’hui à un peu plus de 13,5 millions d'habitants (en 2010) pour une superficie grande comme environ 1/3 de la France, soit une densité de population de 64 habitants au km².

Au Cambodge, la population est jeune avec près de 41% de moins de 14 ans !!!
La population est essentiellement rurale, 79 % des habitants vivant dans les campagnes ou les quelques montagnes.

La population du Cambodge aujourd'hui est un melting-pot composé de quatre entités d’importances différentes:

  - les khmers pour quelques 87%, même si un grand nombre d'entre eux savent qu'ils ont eu un ancêtre ou un parent chinois ou vietnamien.

  - une population d'immigrés vietnamiens pour environ 5%.

  - une population d'immigrés chinois pour 3%.

  - les 5% restant sont partagés entre les Chams, seuls musulmans du Cambodge et     les ethnies "proto-indochinoises" d'origine, telles que les Brao, Shong, Kravet,       Krung, Mnong, Jarai, Tampuan, etc…

icone statue khmere

 Les théories sur l’origine des khmers

Une première théorie propose une population d'envahisseurs qui aurait intégré les populations tribales locales, ou bien au contraire une population locale aux caractères forts, aurait subi les métissages des éléments venus de l'extérieur.

D'autres explications sont avancées comme par exemple une migration venant de l'Inde : certains peuples de l'Inde présentant des analogies linguistiques avec les Môn-Khmers. (Khmers des origines)

Une autre théorie dit que les Môn-Khmers proviendraient de populations négroïdes des contreforts sud du Tibet métissées avec les peuplades proto-indochinoises blanches.
Se superposerait alors un second phénomène de métissage au travers d’une invasion d’Indo-Malais qui aurait donné naissance aux Khmers que nous connaissons aujourd’hui.
Les tribus les plus primitives se retirant en même temps dans les montagnes.

Quoiqu'il soit du choix de ces théories, on admet que les Khmers sont issus de tribus primitives auquel on ne peut attribuer aucun ancêtre local unique, et qu’ils subirent dans l'ordre, l'influence des Indiens puis des chinois.

icone viel homme vietnamien

 Les immigrés vietnamiens

Rien de plus antinomique que les Khmers et les Vietnamiens.

"Il existe nulle part au monde deux peuples voisins plus éloignés par les mœurs; presque toujours les deux termes cambodgien et annamite viendront s'opposer comme deux antithèses." (Docteur PANNETIER, 1917).

Présents depuis longtemps sur le sol cambodgien, soit par fait de simple immigration soit par occupation militaire et colonisation, le nombre de vietnamiens avait considérablement diminué dans les années 1970 à 1979.

Puis de 1979 à 1989 le Vietnam, qui avait envahi le Cambodge, effectua d'importants transferts de population.
Une grande partie est restée sur le territoire.

Autrefois les Vietnamiens supplantaient et anéantissaient.
Leur pénétration a changé de forme, pour se rapprocher de la "technique chinoise": se fondre dans le nouveau pays, prendre femme et se dire khmer... d'origine krom s'il y a problème !!!

C'est une nouvelle cause de sino-vietnamisation, par métissage, du peuple khmer.

On retrouve les Vietnamiens dans les métiers du bâtiment, la petite industrie (mécanique, ferronnerie), la pêche et l'agriculture.
Pour ce qui est du commerce, ils achètent et vendent entre eux.
Ils tiennent aussi des secteurs lucratifs du tourisme urbain...

icone jeune chinois

 Les immigrés chinois

Avant l'arrivée des Khmers Rouges, il n'y avait pas un hameau, pas un lieu-dit où ne soit installé un chinois, maître économique de toute la population...

Depuis des siècles s'opère une sinisation lente et inexorable de toute l’Asie du sud-est.

Dès le XVIIIème siècle, Phnom Penh était marquée par la présence, essentiellement commerçante, des chinois.
Ceux- ci, en pratiquant le crédit à des taux invraisemblables (500 % sur six mois), arrivaient à faire son esclave du Cambodgien.
Ceci étant, par leurs compétences et leur savoir-faire, les chinois ont su se rendre des rouages indispensables au commerce et à la bonne marche économique du pays.

Le Protectorat français avantagea outrageusement l'ethnie chinoise, au point de faire du Cambodge, sur le plan économique, une colonie chinoise.
Il leur accorda, de façon implicite, un statut spécial et il n'en fallu pas plus pour inciter une population à revendiquer son appartenance à des origines chinoises, même après de nombreux métissages et plusieurs générations.
Les chinois représentaient une population d'environ 150 000 individus au début du siècle.

Les chinois (avec leur organisation en congrégations indépendantes) constituent actuellement un Etat dans l'Etat cambodgien, avec toutes les dérives d’une classe privilégiée et parfois corrompue, au détriment de l'indigène.

icone femme cham

 Les Chams musulmans

Les chams sont musulmans, sunnites de l'école chafiite, et relèvent des "Khmers-islam " tout comme les malais du Cambodge.

En 1997 le Cambodge comptait près d'un demi-million de musulmans et quelques 260 mosquées, toute offertes par la communauté islamique étrangère.

Musulmans et bouddhistes ne se mélangent pas et vivent dans des quartiers ou des villages distincts.

Descendants du royaume Champa, contemporain du royaume d’Angkor, les chams viennent du centre du Vietnam, dans l'Annam.
Arrivés au Cambodge il y a trois siècles, convertis à l’islam aux contacts de population malaises et javanaises, les Chams pendant longtemps ne se sont pas mariés avec des Khmers.

Bien que peu nombreux, les Chams ont toujours joué un rôle important dans la politique intérieure du Royaume et ont toujours été des alliés fidèles de la royauté, obtenant ainsi titres et privilèges non négligeables.

Les derniers Chams survivants des Khmers rouges (plus de la moitié de leur population fut anéantie) coulent enfin des jours tranquilles au nord de Phnom Penh et dans la région de Kompong Cham.

Physiquement plus fins, moins foncés, moins grands et de visage plus allongé que les Khmers, ils diffèrent nettement de tous les autres Cambodgiens.

Certains groupes de Chams sont des nomades qui vivent sur le Mékong.
Tous les ans, en saison sèche ils se regroupent en campements pour une durée d'environ deux mois.
Ils profitent alors du bas niveau du fleuve qui laisse de larges berges inoccupées pour s'installer sur les rives.
Dans le même temps, les eaux basses favorisant la concentration de poisson, ils en capturent de grandes quantités qu'ils font sécher ou qu'ils revendent pour se procurer un minimum d'objets de première nécessité.

icone homme jarai

 Les populations proto-indochinoises

Il existe au Cambodge des populations arriérées, cantonnées dans les montagnes ou les forêts, dont le niveau culturel est assez semblable.

En effet, du point de vue ethnologique, on constate une certaine unité:

  - l'organisation est tribale, souvent limitée à un village.

  - l'alimentation est basée sur la chasse, la pêche et la cueillette, ainsi que sur une     piètre culture du riz de montagne, sans irrigation, sur brulis ou par essartage.

  - Ils parlent des dialectes différents d'une tribu à l'autre, mais de plus, ceux-ci       se rattachent à des familles linguistiques diverses (l'austro-asiatique et                     l’austronésien) ce qui semble traduire des influences étrangères.

  - Ils pratiquent l’animisme, et pour les plus "khmérisés", le bouddhisme                 Theravada.

On les désigne officiellement sous le nom de Khmers-leu (ou Khmers de la montagne), et, pour celles qui ne le sont pas encore, les autorités essaient de les intégrer à la culture et vie sociale khmère.

On peut ainsi distinguer:

  • Les ethnies du nord-ouest:

    Ce sont les Samrês (" tatoués") qui, avec les Pears, sont les véritables primitifs Proto-Indochinois du Cambodge.
    Ce groupe ethnique est à la fois voisin et distant des Khmers.
    On trouverait encore des Samrês au nord de Siem Reap, au pied des Monts Koulen.
    Ils semblent s'être fondus dans le peuple et la culture khmère et avoir perdu leur dialecte particulier.

  • Les ethnies de l’ouest:

    Ce sont les Pears, qui comprennent deux groupes, l'un à l'ouest, entre Pailin et Kranhung, l'autre à l'est, sur le versant septentrional des Cardamones.
    Leur nom signifierait "homme de couleur".
    La tradition, confirmée par l'analyse anthropologique, en fait des descendants de Samrês, originaires des environs d'Angkor.
    Eux aussi sont bien intégrés à la culture khmère.

  • Les ethnies du nord:

    Ce sont les Kouys, terme qui signifierait "hommes libres".
    Ils habitent un triangle situé au nord de Kompong Thom et débordent sur la frontière thaïlandaise.
    Physiquement, les Kouys ressemblent beaucoup aux Khmers, avec des traits légèrement plus fins et moins mongoliques.
    Leur niveau culturel a longtemps été le plus avancé des autres ethnies primitives et sont aujourd’hui complètement intégré.

  • Les ethnies du nord-est:

    Plusieurs groupes vivent dans cette région restée longtemps isolée et difficilement accessible.

        - les Kravet, qui débordent sur le Laos au nord et seraient racialement à           part, sans doute proches des Khas du Laos.

        - les Braos, habitant la zone frontalière Cambodge-Laos-Vietnam.
          On les trouve à Stung-Treng et dans le Ratanakiri.
          Anthropologiquement ils sont très près des Pears et des Samrès, donc des       Khmers.

        - les Tampuans, groupés autour de la ville de Bakéo.

        - les Stiengs, qui vivent de part et d'autre de la frontière                                 Cambodge-Vietnam.
     
        - les Jaraï, localisé également non loin de la frontière avec le Vietnam.
          Ils ont subi une nette influence des Chams historiques, mais ont su                 conserver presque intacte leurs traditions et culture.



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